Test du Samsung Galaxy A80 : toujours plus beau, toujours plus gros, toujours plus cher

Après une flopée de Galaxy A, Samsung a lancé en Europe le modèle plus premium de son nouveau segment milieu de gamme : le Galaxy A80. Logiquement, celui-ci se positionne à mi-chemin entre le milieu et le haut de gamme et compte bien sur son appareil photo et ses performances pour cela. Mais suffisent-ils pour justifier le positionnement de 659 euros du dernier né de Samsung ? Réponse dans notre test du Samsung Galaxy A80.

Le Samsung Galaxy A80

Fiche technique

Modèle Samsung Galaxy A80
Version de l’OS Android 9.0
Interface constructeur Samsung One UI
Taille d’écran 6.7 pouces
Définition 2400 x 1080 pixels
Densité de pixels 393 ppp
Technologie Super Amoled
SoC Snapdragon 730
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 618
Mémoire vive (RAM) 8 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
MicroSD Non
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 MP
Capteur 2 : 8 MP
Appareil photo (frontal) Capteur 1 : 48 MP
Capteur 2 : 8
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.0 + ADP + aptX + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Oui
Capteur d’empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 3700 mAh
Dimensions 76.5 x 165.2 x 9.3mm
Couleurs Noir, Blanc, Or
Prix 609€
Fiche produit

Cet exemplaire a été acheté par la rédaction.

Notre test en vidéo

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Toujours plus grand, toujours plus long, toujours plus lourd

Le Samsung Galaxy A80 est un smartphone massif. Avec son écran — même sans bordures — de 6,7 pouces, il ne fait pas dans la demie-mesure. Celles et ceux qui ont déjà eu un OnePlus 7 Pro ou un Galaxy A70 entre les mains sauront à quoi s’en tenir. Pour les autres, préparez-vous à écarter vos phalanges ou à utiliser l’appareil à deux mains.

L’écran de 6,7 pouces du Samsung Galaxy A80

Il faut dire que le poids du Galaxy A80 n’arrange pas les choses avec ses 220 grammes. Un format massif vous disais-je, qui s’explique également par les nombreuses pièces mécaniques à l’intérieur du smartphone. Les matériaux utilisés, avec du verre à l’avant comme à l’arrière, sont également à prendre en compte pour expliquer le poids du smartphone qu’on ne pourra qualifier que de lourd.

Le dos du Samsung Galaxy A80

Concernant le dos du smartphone, on remarque rapidement un positionnement assez haut du module photo. Logique, puisque c’est lui qui va s’élever pour pivoter lors de la capture de selfies. Ce positionnement tout en hauteur a néanmoins un avantage : il devient compliqué de salir les objectifs avec le doigt même si on le souhaitait. Oui, oui, on pense à toi, Galaxy S9. On notera également que le module photo est plutôt bien décoré avec des contours couleur bronze pour le modèle noir qu’on a testé. Dommage néanmoins qu’il ne soit pas mieux implémenté et qu’il ait tendance à bouger dès qu’on le touche. Ça n’est pas pour inspirer un sentiment de solidité. Dommage aussi que le dos noir prenne aussi facilement les traces de doigts.


Nulle trace de lecteur d’empreinte digitale au dos, puisqu’il est intégré sous l’écran. On y reviendra dans la partie logicielle. Autour de l’écran justement, on se satisfera de l’absence d’épaisses bordures, d’encoche ou même de bulle façon Galaxy S10. Ici, on peut profiter d’un large affichage sans pollution visuelle. Néanmoins, toutes les bordures ne sont pas logées à la même enseigne avec 3 mm sur les côtés, près de 4 mm en haut et 5 mm en bas de l’écran pour ce qu’on qualifie parfois de menton. On notera également que Samsung n’a pas intégré de haut-parleur pour les appels, puisque le Galaxy A80 utilise un système de vibration de la dalle pour produire du son, une première pour un smartphone Samsung.

La tranche inférieure du Samsung Galaxy A80

Sur la tranche inférieure, on va retrouver le haut-parleur principal, la prise USB-C et la trappe pour double carte nano-SIM avec tiroir recto-verso. Nulle trace de prise jack, le Samsung Galaxy A80 n’en dispose pas.

Pour le positionnement des boutons, Samsung reste fidèle à son habitude, à contre-courant de ses concurrents, en positionnant les touches de volume et de veille sur les tranches opposées. Ainsi, si le bouton de veille est bien positionné sur le côté droit, les deux boutons de volume sont à gauche du smartphone. On se consolera en constatant qu’il n’y a pas de bouton Bixby et surtout que les boutons sont positionnés suffisamment bas pour être atteints facilement avec l’index ou le pouce.


Dans l’ensemble, le Samsung Galaxy A80 propose certes un design massif, mais convaincant. Les matériaux utilisés — du verre et du métal — en font un smartphone particulièrement esthétique. On apprécie particulièrement l’utilisation du noir et du bronze brillant du plus bel effet. Et si l’on peut regretter quelques aspects comme le jeu au niveau de l’appareil photo, force est de constater que le Galaxy A80 inspire confiance. On notera tout de même que, du fait des parties mécaniques, le Galaxy A80 n’est pas certifié pour l’étanchéité.

Les parties mécaniques parlons-en, puisque c’est la particularité du Galaxy A80. Le haut du smartphone vient en effet coulisser, un peu comme sur le Oppo Find X, et la caméra vient pivoter au même moment pour se retourner pour prendre un selfie. L’ensemble du mouvement prend environ une seconde. Si l’on peut craindre que le mécanisme soit particulièrement fragile, on constate néanmoins qu’il se bloque et arrête de se retourner si l’on en empêche au bout de quatre à cinq secondes avec un message d’erreur qui s’affiche à l’écran. Par ailleurs, si le smartphone sent qu’il est en train de chuter, le mécanisme se referme en partie pour retourner l’appareil photo, même si la partie ne vient pas complètement redescendre.

Des couleurs vives et pas d’encoche

On l’a dit, l’un des principaux intérêts du Samsung Galaxy A80 réside dans son très grand écran de 6,7 pouces sans aucune bordure, encoche ou bulle. Il utilise un dalle Amoled de 2400×1080 pixels, un ratio 20:9 assez inhabituel — comme sur le Galaxy A70 — qui allonge donc légèrement l’écran par rapport au format 19,5:9 auquel on est désormais habitué. Pour la densité d’affichage, le smartphone propose donc 393 pixels par pouce (ppp), un chiffre légèrement inférieur aux 400 ppp que l’on trouve généralement sur les smartphones Android, mais qui reste largement suffisant pour avoir une résolution précise. De quoi profiter confortablement de vos contenus vidéo ou jeux sans avoir une partie obstruée. Encore faut-il que la qualité de l’écran soit à la hauteur.

L’écran du Samsung Galaxy A80

De prime abord, on constate que l’écran du Samsung Galaxy A80 est particulièrement lumineux. Même en plein jour, sous le lourd soleil de juillet, le smartphone parvient toujours à restituer une image lumineuse et lisible. Pas besoin de le rapprocher de votre visage, de plisser les yeux ou de le mettre à l’ombre. Il en va de même pour le contraste grâce à l’utilisation d’une dalle Amoled. Pour la température des blancs également, le smartphone n’a a priori pas trop tendance à tendre vers le bleu avec le mode d’affichage « naturel » par défaut. C’est particulièrement appréciable.

En mesurant l’écran du Galaxy A80 à la sonde à l’aide du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, on réalise que le mode « naturel utilisé par défaut » vient bel et bien proposer un blanc proche de la lumière du soleil, à 6360K, contre 6500K pour le soleil. Aucun risque de lumière bleue donc avec ce mode. Nos mesures viennent par ailleurs confirmer le contraste infini de l’écran. En revanche, on constate que ce mode ne propose qu’un espace colorimétrique assez limité, remplissant 112 % du spectre sRGB et 75 % du spectre DCI-P3. Le delta E2000 moyen, qui vient mesurer la fidélité des couleurs, est quant à lui de 4,84 sur l’espace DCI-P3. C’est correct, mais loin d’un delta E de 3 à partir duquel on ne peut que difficilement distinguer des erreurs de couleur. Enfin, la luminosité maximale de l’écran est effectivement particulièrement élevée, mesurée à 563 cd/m².



Le smartphone proposant également un mode d’affichage « vif », nous avons également mesuré ses performances, non sans avoir paramétré une température la plus chaude possible.  Sans surprise, ce mode propose un espace colorimétrique bien plus large, couvrant 220 % du spectre sRGB, 148 % du spectre DCI-P3 et même 99,8 % du spectre BT.2020 utilisé pour le HDR. Malheureusement, ce mode faussera davantage les couleurs avec un delta E moyen de 7,47 et une température de 6800K.

Le Samsung Galaxy A80 et des canards

Le choix vous appartient donc entre des couleurs fidèles avec le mode « naturel » ou davantage de couleurs affichables avec le mode « vif ». On notera que dans les deux cas, le Galaxy A80 propose un excellent contraste, une très bonne luminosité maximale et une bonne température des blancs à condition de passer en « chaud » sur le mode « vif ».

One UI, toujours la référence sur Android

Le Samsung Galaxy A80 est livré avec Android 9.0 Pie et l’interface One UI de Samsung en version 1.1. Du côté des mises à jour de sécurité, il est à jour du 1er mai 2019. Les personnes ayant déjà pris en main un smartphone Samsung récent ne seront donc pas dépaysées.

Pour rappel, l’interface One UI, présentée en novembre dernier avant une disponibilité en janvier, revoit en grande partie l’interface des smartphones du constructeur coréen. L’un de ses principaux intérêts est de permettre une meilleure utilisation des smartphones à une main. Dans de nombreuses applications et paramètres, l’écran est ainsi divisé en deux sections, avec les données affichées en haut et la zone utile pour le tactile en bas. De quoi simplifier l’utilisation de l’application téléphone, des paramètres, de l’écran de paramètres rapides ou de l’album photo.




On notera également que One UI propose de très nombreux paramètres de personnalisation pour l’interface en général ou pour le launcher. Ainsi, si la barre de navigation intègre de base le bouton de retour à droite et celui du multitâche à gauche, il est possible d’inverser leurs positions. On pourra également préférer une navigation gestuelle. Il en va de même pour le thème sombre activable dans les paramètres, le launcher ou les applications de Samsung d’un simple appui sur le bouton dédié dans les paramètres rapides. Sur l’écran d’accueil, un glissement du doigt vers le bas ouvrira par défaut le tiroir d’applications, mais il est possible d’utiliser ce geste pour dérouler les notifications.




Si le Galaxy A80 ne propose pas de bouton Bixby dédié, l’assistant de Samsung est tout de même bel et bien présent dans le smartphone au travers d’un écran positionné à gauche de l’écran d’accueil. Comme à l’accoutumée, celui-ci va vous afficher différentes informations plus ou moins pertinentes comme vos prochains événements, la météo, les trending topics sur Twitter ou quelques actualités. On notera qu’il est possible de supprimer l’écran en pinçant sur l’écran puis en décochant la case si on le souhaite. Du côté de Bixby Voice, si le Galaxy A80 ne propose pas de bouton d’activation dédié, une option permet bel et bien de l’activer lorsqu’on maintient le bouton de veille appuyé. Pratique pour celles et ceux qui en ont l’habitude et ne peuvent s’en passer.

Comment configurer ou désactiver Bixby sur les Galaxy S10, S9, S8, Note 9 et Note 8 ?

On notera par ailleurs que le Samsung Galaxy A80 est compatible avec le codec de DRM Widevine au niveau L1. Cela lui permet de lire des vidéos en Full HD sur des services de streaming comme myCanal, Molotov ou Netflix.

Du côté de la biométrie, on notera que le Galaxy A80 propose un lecteur d’empreintes digitales directement dans l’écran. Il s’agit d’un capteur optique qui va donc illuminer le doit en vert pour pouvoir lire les empreintes. On aurait apprécié qu’il soit positionné un peu plus haut compte tenu de la taille de l’appareil. Surtout, comme les autres smartphones de la gamme Galaxy A, il est plutôt lent par rapport aux dernières générations de lecteur d’empreintes dans l’écran. Ainsi, il faut patienter environ 3/4 de seconde entre le moment où l’on pose son doigt et celui on l’écran est effectivement déverrouillé. C’est assez long.

Surtout, le Galaxy A80 ne propose pas d’alternative hormis les traditionnels schémas ou codes PIN, puisqu’il n’intègre pas de reconnaissance faciale du fait de son appareil photo rotatif. C’est bien dommage et assez frustrant au quotidien.

Pas de jack ni de stéréo

Pour l’écoute de musique, de vidéo ou en jeux, le Samsung Galaxy A80 ne profite que d’un seul haut-parleur de média, situé sur la tranche inférieure, à droite de la prise USB-C. Malheureusement, on ne peut donc pas profiter d’une écoute en stéréo comme c’est le cas par exemple du Galaxy S10.

Par ailleurs, le smartphone ne profite pas non plus d’une prise jack 3,5 mm. Pour écouter de la musique avec des écouteurs ou un casque filaire, il vous faudra donc nécessairement avoir des écouteurs USB-C ou utiliser l’adaptateur fourni par Samsung.En branchant un casque, le smartphone donne accès à quelques paramètres dans le menu « Qualité et effets sonores ». Un casque connecté en Bluetooth ou en filaire vous permettrait ainsi d’activer l’option Dolby Atmos pour une meilleure spatialisation, tandis qu’un casque filaire en USB-C vous permettra d’activer le « convertisseur UHQ » pour davantage de résolution sonore.




On notera également que le Galaxy A80 vous propose, même sans connecter de casque, de profiter d’un égaliseur neuf bandes avec cinq présélections. Le mode « adapt sound » vous permet quant à lui d’optimiser le son en fonction de votre âge, pour compenser les fréquences sonores qui sont de moins en moins audibles à mesure du vieillissement.

Enfin, le smartphone de Samsung bénéficie également du Bluetooth 5.0 pour l’écoute en Bluetooth avec une meilleure stabilité de la connexion, ainsi que des codecs AAC, aptX et LDAC en plus du SBC proposé par défaut dans le profil Bluetooth. Pratique si votre casque audio est compatible lui aussi, puisque ces codecs permettent une meilleure qualité sonore.

Comme on l’a déjà précisé, le Samsung Galaxy A80 n’intègre pas de grille de haut-parleur pour les appels. Le smartphone utilise donc un système de vibration de l’écran pour produire le son et reproduire la voix de votre interlocuteur lors des appels. Une bonne idée… en principe. À l’usage en revanche c’est assez déroutant. Le son des conversations est en effet assez étouffé et il faut s’y prendre à plusieurs fois pour trouver la position optimale du smartphone par rapport à l’oreille, sous peine de ne rien comprendre.

De jolis rendus… à condition d’avoir une bonne lumière

Le Samsung Galaxy A80 présente la particularité d’avoir un module avec trois appareils photo à l’arrière et aucun en façade. On l’a vu, c’est en effet le même module photo qui va permettre de capturer des sujets devant vous et de vous prendre en selfie grâce au système de rotation.

Le module photo du Galaxy A80 permet de pivoter

Concernant les différents modules, on retrouve :

  • Capteur Sony IMX586 48 mégapixels, équivalent 26 mm (f/2,0)
  • Capteur 8 mégapixels, ultra grand-angle 123° équivalent 13 mm (f/2,2)
  • Capteur HQVGA pour le mode portrait, ouverture f/1,2

La première chose qui peut étonner au vu de ces caractéristiques est la présence d’un capteur principal de 48 mégapixels conçu par Sony, l’IMX586. C’est un capteur bien connu puisque c’est le même qu’on retrouve sur le Xiaomi Mi 9, l’Asus Zenfone 6, le OnePlus 7, le Honor 20 ou l’Oppo Reno. En revanche, c’est plus curieux sur un smartphone Samsung, puisque le constructeur coréen propose sa propre solution concurrente, l’Isocell GM1, elle aussi capable de capturer en pixel binning pour faire fusionner quatre photosites en un pixel et capturer dès lors davantage de lumière.

HDR, mode nuit, capteurs, objectifs… On vous explique tout sur la photo sur smartphone










Sur les photos ci-dessous, nous avons capturé deux fois la même scène, une fois avec le module grand-angle principal, à gauche, et une fois avec le module ultra grand-angle. De quoi permettre de vérifier si les deux appareils permettent de capturer des clichés dans des conditions identiques. Et ce n’est pas le cas.

Sur les photos en intérieur, on voit ainsi que le module ultra grand-angle propose des couleurs plus orangées et plus sombres. C’est forcément encore plus vrai avec la dernière série, prise de nuit avec le mode automatique. On constate également que le module a tendance à clairement déformer les bords de l’image avec une distorsion qui donne un effet fisheye. Bref, le module ultra grand-angle peut être pratique dans certaines conditions, mais ici il est très accessoire compte tenu de ses performances moyennes.











Sur les photos ci-dessus, en plein jour et en extérieur, le Galaxy A80 se montre plutôt convaincant. Le smartphone était paramétré complètement au automatique, avec l’objectif principal équivalent 26 mm. Il a su repérer les scènes pour lesquelles il y avait besoin d’activer le mode HDR et s’avère plutôt efficace avec celui-ci.

Même pour les scènes complexes, avec la lumière du soleil qui passe au travers des feuilles des arbres, le Galaxy A80 s’en tire particulièrement bien. Le smartphone parvient à conserver de la lumière sur les zones à contrejour comme les branches des arbres, et gère très bien les plages dynamiques. On pourra cependant regretter un effet un peu artificiel, notamment dans les feuilles, mais l’effet reste très réussi. Les clichés sont nets et particulièrement détaillés, loin de ce qu’on a pu voir précédemment avec l’ultra grand-angle.







En intérieur, le Galaxy A80 s’en tire là aussi particulièrement bien. Dans l’ensemble, les clichés sont bien exposés et suffisamment lumineux. Néanmoins, la plage dynamique peut être plus complexe à gérer pour le smartphone comme on le voit sur la statuette de dragon, avec un arrière-plan brûlé. De même, à mesure que la luminosité vient à baisser, comme sur la photo du téléphone mobile Motorola ou celle du BB-8, la netteté se perd. Sur ces clichés, on pourra regretter un flou très important et beaucoup de bruit numérique à l’arrière-plan.






Le Samsung Galaxy A80 permet de basculer manuellement vers un mode nuit. Sur les photos ci-dessus, le premier cliché a été pris en mode automatique et le second en mode nuit. Sur les deux premières séries, le mode ne change pas grand-chose au résultat final. On notera que le mode nuit a tendance à offrir une teinte plus orangée, mais dans les détails, on constate que les sources de lumière sont un peu moins agressives. Sur la dernière photo en revanche, prise dans un parc dans le noir, on constate que le mode nuit permet de dégager bien plus de détails. Les photos suivantes ont toutes été capturées avec le mode nuit.

Dès qu’une source de lumière va éclairer la scène, le Galaxy A80 s’en sort convenablement. Le smartphone parvient à rendre une image globale du sujet avec des lignes plutôt bien définies, même si le bruit numérique est bel et bien présent. En revanche, en très basse lumière et sans source qui vient éclairer l’ensemble du cliché, c’est le catastrophe. Le Galaxy A80 n’est pas le Google Pixel 3 et cela se ressent particulièrement en basse lumière. Dommage, on aurait apprécié non seulement davantage de lumière, mais aussi de détails et de netteté. Au lieu de cela, on a parfois une bouillie de pixels informes comme dans le dernier cliché. Pour information, il s’agissait d’un buisson pris en photo de nuit.








Pour les photos de portrait, le Samsung Galaxy A80 tombe dans les mêmes écueils que la plupart des smartphones du marché. Le smartphone gère particulièrement bien les hautes plages dynamiques grâce à son mode HDR automatique. Néanmoins, lorsqu’on souhaite activer le mode portrait en même temps, le HDR passe à l’as. C’est l’un ou l’autre et c’est assez dommage. On notera néanmoins un mode portrait plutôt réussi avec un effet bokeh convaincant et une bonne délimitation de la silhouette.




En selfie, on serait en droit de s’attendre à des performances et des modes similaires, puisqu’il s’agit du même module photo. Néanmoins, il diffère par quelques points. Déjà, Samsung ne propose pas de véritable flash, même si celui-ci se retourne avec les différents appareils du dos. On se retrouve donc avec un bête système d’illumination de l’écran. Pratique pour ne pas surexposer le sujet en pleine obscurité, mais dommage pour des conditions où on aurait simplement besoin d’un petit boost de lumière.




Par ailleurs, comme on peut le voir sur les quatre clichés ci-dessus, il est possible de modifier la distance focale. On peut ainsi passer d’un léger zoom numérique sur le module principal à l’ensemble des 48 mégapixels pour un plus grand angle, et enfin basculer sur l’ultra grand-angle. Bien évidemment, le mode portrait est également de la partie. Pour le coup, il a tout de même eu du mal à bien définir toutes mes mèches de cheveux.


Concernant la vidéo, le Samsung Galaxy A80 propose une particularité : il est capable de tourner en Full HD (et non pas 4K comme dit dans la vidéo ci-dessous) avec un mode portrait. Le flou d’arrière-plan, généré pendant la prise de vue est cependant très approximatif, loin de ce que peut proposer le Huawei Mate 20 Pro par exemple.

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Le smartphone de Samsung est également capable de filmer des séquences en Ultra HD à 30 images par seconde. On notera cependant qu’avec ces paramètres, la vidéo n’est pas stabilisée. C’est dommage.

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On pourra stabiliser la vidéo en activant la petite main sur l’interface de l’appareil photo de Samsung. Dès lors, la vidéo va changer d’appareil photo. C’est l’ultra grand-angle qui va se charger de filmer puis de cropper dans la vidéo pour la stabiliser numériquement. Le résultat est plutôt convaincant.

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Enfin, puisque c’est là l’intérêt de ce Galaxy A80, on peut utiliser les mêmes objectifs et paramètres pour tourner des vidéos en selfie façon vlog. Dans l’exemple ci-dessous, je me suis ainsi filmé en 4K Ultra HD à 30 images par seconde.

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Des performances très en deçà de la concurrence

Le Samsung Galaxy A80 est équipé du processeur Snapdragon 730 de Qualcomm, une puce que l’on a déjà croisée récemment sur le Xiaomi Mi 9T vendu… 300 euros de moins. Pour rappel, ce SoC présente l’intérêt d’être gravé en 8 nm avec la même architecture que le Snapdragon 845. Il est cependant davantage orienté vers l’économie d’énergie avec deux cœurs hautes performances A76 à 2,2 GHz et six cœurs économie d’énergie A55 à 1,8 GHz accompagnés d’un GPU Adreno 618. À ce SoC sont adossés 8 Go de RAM et 128 Go de stockage, malheureusement non extensible par carte microSD.

À l’usage, le Samsung Galaxy A80 propose une fluidité exemplaire. Le smartphone est fluide dans n’importe quelle condition pour la navigation sur le Web, le multitâche dans la navigation, les jeux 2D et même les jeux 3D.

PUBG Mobile sur le Samsung Galaxy A80

Lorsqu’on lance Fortnite, le jeu se configure par défaut avec une qualité graphique moyenne et un rafraîchissement à 30 fps. Il s’agit malheureusement là de la configuration maximale autorisée par Epic. Si la résolution 3D est fixée à 75%, on a pu la monter à 100% et faire plusieurs parties sans le moindre accroc. La fluidité était exemplaire, oscillant entre 29 et 30 images par seconde — le maximum possible — tout du long. On espère qu’Epic débloquera les capacités du smartphone pour permettre une meilleure qualité graphique.

Sur PUBG Mobile c’est bien simple, le jeu se lance cette fois en graphismes élevés. La qualité graphique se définit automatique sur HD avec une fréquence élevée, l’antialiasing désactivé et l’ajustement graphique auto. Pour pousser un peu plus le jeu dans ses retranchements, nous avons désactivé l’ajustement graphique… sans que cela ne change grand-chose. Le jeu reste parfaitement fluide tout du long, même lors de longues phases de véhicule à 130 km/h. Pour être exact, le jeu n’a connu qu’un seul lag, de moins d’une seconde, lors d’une conduite de moto en franchissant une colline.

Afin de mesurer plus objectivement les performances du Samsung Galaxy A80, nous lui avons fait passer une série de benchmarks et avons confronté ses résultats à d’autres smartphones : le Xiaomi Mi 9T doté de la même puce pour bien moins cher, le OnePlus 7 avec son Snapdragon 855 vendu 100 euros de moins, le Galaxy S10 disponible à 100 euros de plus, ou le Huawei P30, désormais disponible à un tarif similaire.

 Samsung Galaxy A80Xiaomi Mi 9TOnePlus 7Samsung Galaxy S10Huawei P30 (perf ON)
SoCSnapdragon 730Snapdragon 730Snapdragon 855Exynos 9820Kirin 980
AnTuTu 7.x202 827210 317354 812316 966309 146
PCMark 2.07 3117 1889 6697 7819 006
3DMark Slingshot Extreme2 3542 1005 4394 3574 203
3DMark Slingshot Extreme Graphics2 2252 0046 0535 2604 373
3DMark Slingshot Extreme Physics2 9502 5254 0152 7523 698
GFXBench Aztec Vulkan High (onscreen / offscreen)9,7 / 6,7 FPS8,9 / 6,0 FPS23 / 16 FPS20 / 16 FPS16 / 12 FPS
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen)14 / 14 FPS13 / 16 FPS33 / 40 FPS37 / 39 FPS29 / 33 FPS
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen)30 / 34 FPS34 / 38 FPS59 / 89 FPS58 / 86 FPS59 / 89 FPS
Lecture / écriture séquentielle497 / 193 Mo/s495 / 183 Mo/s1429 / 380 Mo/s815 / 194 Mo/s837 / 169 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire29,4k / 54,7k IOPS29,8k / 26,3k IOPS40,1k / 75,7k Mo/s35,5k / 6,3k IOPS39,5k / 38,7k IOPS

Dans l’ensemble, le Snapdragon 730 fait largement moins bien que les autres smartphones. Si cela se comprend pour les Huawei P30 et Samsung Galaxy S10, lancés à des prix bien plus élevés, c’est plus étonnant pour le OnePlus 7, proposé à un tarif bien plus agressif, mais avec une puce plus puissante. Un constat qu’on aurait également pu faire pour le Xiaomi Mi 9, l’Asus Zenfone 6 ou le Honor 20. Surtout, le smartphone dont les performances se rapprochent le plus de celle du Galaxy A80 est le Xiaomi Mi 9T — et pour cause, ils ont la même puce — lancé au même moment à un tarif quasiment deux fois plus bas.

Reste que dans l’ensemble, les performances du Galaxy A80 restent particulièrement élevées et que dans un usage quotidien, le smartphone ne souffrira d’aucun ralentissement. On a simplement du mal à comprendre le positionnement tarifaire du smartphone compte tenu de sa puce qui reste milieu de gamme.

La journée, mais guère plus

Le Samsung Galaxy A80 est équipé d’une batterie de 3700 mAh. Une capacité relativement faible compte tenue de son très grand écran de 6,7 pouces. On pourrait donc logiquement s’attendre à une autonomie assez faiblarde.

Et c’est bel et bien le cas. Sur notre test d’autonomie personnalisé ViSer, qui simule un usage varié du smartphone, le Galaxy A80 n’a tenu que 9h00 avant de passer de 100 à 10 % de batterie. Un score assez moyen et bien inférieur à celui du Galaxy S10 (9h52) à propos duquel on écrivait que la batterie « fera tenir la journée, mais pas plus, et si vous souhaitez étendre vos heures d’activité, elle risque de se montrer trop juste ».


À l’usage, pendant un week-end où je ne suis pas particulièrement sorti et n’ai pas beaucoup sorti le smartphone de ma poche, le Galaxy A80 a pu tourner pendant 34 heures avant de passer de 100 à 12 % de batterie. C’est satisfaisant en soi, mais mon usage a pourtant été particulièrement modéré pendant ce laps de temps, avec un écran allumé seulement pendant 5h44, YouTube lancé pendant tout juste 1h30, Twitch pendant 34 minutes et surtout, sans aucune utilisation de jeux 3D. Sur un usage plus dense du smartphone, j’aurais tout juste tenu la journée avant de devoir rebrancher le smartphone.

Heureusement, Samsung s’en sort mieux pour la recharge, puisque le smartphone est fourni directement avec un chargeur 25W. C’est mieux que le Galaxy S10 qui ne bénéficiait quant à lui que d’un chargeur 15W. Et ça se sent sur la durée de recharge. En effet, pendant les 30 premières minutes, le Samsung Galaxy A80 a pu passer de 8 à 58 % de batterie. En une heure, il est monté à 88 % et il aura fallu au total 1h36 pour recharger complètement le smartphone de 8 à 100%.

On notera néanmoins que le Samsung Galaxy A80 n’est pas compatible avec la recharge sans fil.

Réseau & communications

Le Samsung Galaxy A80 gère toutes les bandes de fréquence 4G disponible en France, qu’il s’agisse de la B1 (2100 mHz), de la B3 (1800 MHz), de la B7 (2600 MHz), de la B20 (800 MHz) et même de la B28 (700 MHz), particulièrement utilisée par Free pour déployer son réseau mobile.

Fréquences 4G : comment assortir au mieux téléphone et opérateur

Pour le Wi-Fi, le smartphone de Samsung est compatible avec le Wi-Fi 5 (802.11 a/b/g/n/ac) et supporte les bandes 2,4 et 5 GHz. Il est même compatible MIMO VHT80 pour l’agrégation de fréquences. Pour le Bluetooth, le Galaxy A80 est compatible avec la norme Bluetooth 5.0, tandis que la géolocalisation utilise le GPS, Glonass, Beidou et Galileo. Enfin, on notera que le smartphone est également compatible NFC pour le paiement sans contact ou l’utilisation de cartes de transport dématérialisées.

Concernant les appels, le Galaxy A80 bénéficie d’un système d’annulation des bruits, mais il a néanmoins quelques ratés. Si votre interlocuteur n’entendra rien de votre environnement lorsque vous vous taisez, l’annulation de la pollution sonore sera moins performante lorsque vous parlez. Il pourra alors entendre la circulation ou les bruits de klaxon. Dommage.

Prix, disponibilité & alternatives

Le Samsung Galaxy A80 est d’ores et déjà disponible, proposé au tarif de 659 euros dans une seule configuration de 8/128 Go. Trois coloris sont proposés : noir, or ou argent.

À un tarif peu ou prou identique, il est possible de s’offrir le OnePlus 7 Pro, équipé d’un écran de même taille et de performances plus élevées. On notera que le Xiaomi Mi 9T propose quant à lui des performances identiques à 350 euros seulement, quand l’Asus Zenfone 6, plus performant, offre également un écran sans bordure et un appareil photo rotatif, avec de meilleures performances, pour seulement 500 euros.

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