Test du Xiaomi Redmi Note 7 : venez pour le prix, restez pour la qualité

Xiaomi veut frapper très fort en ce début d’année, avec le Xiaomi Mi 9 d’une part, et le Redmi Note 7 d’autre part. Ce dernier bénéficie d’un tout nouveau design, et d’un prix de lancement fracassant. Suffisant pour en faire un smartphone à recommander ? Voyons ça avec le test complet.

Fiche technique

ModèleXiaomi Redmi Note 7
Version de l’OS Android 9.0
Interface MIUI
Taille d’écran 6,3 pouces
Définition 2340 x 1080 pixels
Densité de pixels 409 ppp
SoC Snapdragon 660 à 2,2GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 512
Mémoire vive (RAM) 3 Go
Mémoire interne (flash) 32 Go, 64 Go, 128 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:48 Mégapixels, Capteur 2: 5 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 13 Mégapixels
Enregistrement vidéo 1080p
Wi-Fi Oui
Bluetooth 5.0 + A2DP + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7)
SIM 2x nano SIM
NFC Non
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 4000 mAh
Dimensions 159,2 x 75,2 x 8,1 mm
Poids 186 grammes
Couleurs Rouge, Bleu, Noir
Prix 198€
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un smartphone fourni par la marque.

Notre test du Redmi Note 7 en vidéo

Lien YouTube

Design

Avec le Redmi Note 6 Pro, on peut dire que Xiaomi nous avait laissé sur une note décevante en 2018, surtout après le succès du Redmi Note 5 plus tôt dans l’année. En effet, le dernier smartphone en date de la gamme Redmi Note laissait trop de place à son encoche, qui était de surcroît assez mal gérée, et qui était en fait la seule nouveauté introduite du produit.



Impossible de dire la même chose du Redmi Note 7 qui marque un énorme bond en avant pour la marque à petit prix de Xiaomi. À commencer par le châssis utilisant un dos en verre protégé par du Gorilla Glass, et des tranches en plastiques. La construction donne un sentiment de qualité que l’on pensait inatteignable au prix où est vendu le smartphone. Le menton sous l’écran nous rappelle tout de même que nous avons affaire à un modèle entrée de gamme, même s’il a le mérite d’intégrer une LED de notification.


En termes de prise en main, le smartphone parait assez lourd et épais au premier abord, et j’ai pourtant utilisé un Pixel 3 XL plutôt encombrant au cours des derniers mois précédent ce test. La faute aux tranches bombées et au dos plat qui n’épouse pas la forme de la main. Le lecteur d’empreintes au dos tombe, lui, directement sous l’index. Une fois un peu plus habituée, le Redmi Note 7 se révèle plutôt agréable en main, surtout pour un appareil sur cette gamme de tarif.


À l’avant, fini l’encoche prépondérante, bonjour la petite goutte qui n’est pas sans rappeler l’Essential Phone de 2017. Surtout, sous le téléphone, fini le port micro USB, et bienvenue au port USB Type-C que l’on retrouve à présent sur la majorité des nouveaux appareils mobiles et qui permet de charger son ordinateur et son smartphone avec un seul et même chargeur. Le port jack 3,5 mm est lui, toujours là, comme le lecteur de micro SD.

Un mot enfin sur le coloris testé, qui ne passe pas inaperçu. Xiaomi reprend ici ce que l’on a déjà vu chez Honor avec un dos à deux couleurs très réussies, le dégradé est très discret et on ne saurait dire où commence le bleu et où se termine le violet. Petit bémol en revanche sur le dégradé qui n’est pas appliqué aux tranches en plastique du smartphone, qui reste bleu de la tête au pied.

Écran

Le Redmi Note 7 intègre un écran LCD IPS de 6,3 pouces avec une définition de 2340 x 1080 pixels. L’écran n’est plus vraiment un élément sur lequel les smartphones milieu de gamme se démarquent aujourd’hui. On a là quelque chose de très classique et de très maîtrisé, un écran brillant avec des couleurs plutôt juste, mais tirant un peu trop vers le bleu.

Notre sonde colorimétrique confirme d’ailleurs cette assertion. La dalle atteint une luminosité maximale de 514 cd/m² ce qui est très bon pour du LCD IPS, surtout à ce prix, et un contraste de 1458:1, là aussi quelque chose de très correct. Au niveau des couleurs on a effectivement un peu trop de bleu, confirmé également par la température moyenne à 9000K, ce qui est sensiblement trop élevé (6500K attendus pour une température équivalente à la lumière du jour).

Heureusement MIUI permet de régler assez finement les couleurs de l’affichage.

Logiciel

Xiaomi embarque son dernier logiciel en date sur le Redmi Note 7 : Android 9.0 Pie avec l’interface MIUI 10.2.1.0. Le patch de sécurité de janvier 2019 est installé sur le smartphone, qui a donc deux mois de retards à ce jour sur le rythme de Google, mais c’est malheureusement classique sur des appareils à ce prix. Avant d’aller plus loin, notons l’une des très bonnes surprises de ce smartphone, la certification Widevine L1 qui permet la lecture de contenus HD sur des services comme Molotov, MyCanal ou Netflix. Ce dernier est d’ailleurs préinstallé, tout un symbole !




On ne va pas représenter MIUI 10, l’interface de la marque de laquelle on a déjà fait le tour dans le test du Xiaomi Mi 9. On rappellera juste que cette interface s’éloigne de la philosophie de Google et propose pour autant une expérience très complète, riche de fonctionnalités, et plutôt bien pensée. La version MIUI 10 apporte une belle mise à jour esthétique avec un nouveau panneau de notification et une nouvelle vue multitâche assez réussie.

Dommage que les paramètres n’aient pas subi le même traitement, ils restent mal organisés. Par exemple le menu batterie & performances qui propose deux options : « Énergie » et « Consommation d’énergie », la première renvoie vers « Utilisation de la batterie », tant dis que la seconde renvoie vers… « Utilisation de la batterie ». Les deux écrans en question portent le même nom mais sont bien différents. Vous ne comprenez pas ? Nous non plus.



Les options de batterie de MIUI 10 un brin compliquées à comprendre.

Autre point faible rencontré avec cette interface sur le Redmi Note 7 : la gestion de l’encoche qui continue d’être décevante en 2019 comme elle l’était en 2018. Impossible de retrouver les icônes de notifications de façon fiable dans la barre d’état, alors qu’il y a pourtant l’espace suffisant et que l’option correspondante a bien été activée dans les paramètres du téléphone. Les notifications et leurs gestions sont pourtant ancrées dans l’ADN d’Android.

Enfin, l’installation d’application est un peu laborieuse à cause d’une « vérification antivirus » activée par défaut par Xiaomi. Elle a en plus l’audace d’y afficher une publicité, qui nous rappelle comme le fabricant atteint des prix si bas avec ses produits. Heureusement, l’analyse est facilement désactivable.

Rapport performances/prix bouleversant

Notre exemplaire de test intègre une puce Qualcomm Snapdragon 660 épaulée par 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. Une autre configuration est proposée en France avec 32 Go de stockage et 3 Go de RAM. Compte tenu de la différence de prix entre les deux versions, nous déconseillons cette dernière, 32 Go de stockage nous paraissant trop limité pour un smartphone en 2019.

On connait bien ce SoC lancé par Qualcomm en 2017 et gravé en 14 nm LPP. La puce a déjà été utilisée dans des bestsellers comme le Nokia 7 Plus. L’expérience utilisateur proposée est extrêmement fluide, grâce un MIUI 10 parfaitement optimisé. C’est uniquement dans les jeux que le Snapdragon trouvera ses limites.

 Redmi Note 7Redmi Note 6 ProNokia 7 PlusHonor 8X
SoCSnapdragon 660Snapdragon 636Snapdragon 660Kirin 710
AnTuTu 7.x144 013 points116 426 points140 565 points139 437 points
PCMark 2.06 310 points6 132 points
3DMark Sling Shot Extreme1 355 points1 330 points
3DMark SSE (Graphics)1 187 points1 159 points
3DMark SSE (Physics)2 688 points2 754 points
GFX Bench Car Chase (onscreen/offscreen)8,2 / 9,1 FPS8,6 / 9,0 FPS
GFX Bench Manhattan (onscreen/offscreen)21 / 23 FPS21 / 23 FPS
Lecture / écriture séquentielle94 / 16 Mo/s277 / 212 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire24K / 4K IOPS14,4K / 4,6K IOPS

À ce titre, parlons des jeux. Sur Arena Of Valor, avec les paramètres graphiques réglés au maximum, le jeu oscille entre les 50 et 60 images par seconde, en gardant à chaque instant une certaine fluidité et sans « hoquet » qui serait très désagréable en jeu. Fornite étant incompatible au moment du test, nous nous tournons vers PUBG Mobile. Ici et par défaut, le jeu est réglé avec les paramètres moyens. Avec les paramètres réglés au maximum (fréquence d’image « élevée », détails « HD », « Anti Aliasing » activé), le jeu est là aussi très fluide. PUBG Mobile n’affiche pas le nombre précis d’images par seconde, mais on n’est bien au-delà des 30 images par seconde, sans chute à aucun moment.

Le smartphone gère également plutôt bien la dissipation puisqu’il n’est devenu que tiède au toucher, après une longue session de jeu et alors que le chargeur était branché, la pire situation pour un smartphone.

Appareil photo

Sur le papier, le Redmi Note 7 intègre un capteur de 48 mégapixels avec un objectif f/1,8 et des photosites de 1,6 µm. Il est épaulé par un second capteur de 5 mégapixels permettant de gagner en informations, notamment sur la profondeur de la scène. Il est toutefois important de mentionner que Xiaomi a choisi le capteur Samsung GM1 et non le Sony IMX586, lui aussi de 48 mégapixels et utilisé par les Honor View 20 et Xiaomi Mi 9.

Cette différence est importante, car dans les faits, le capteur Samsung GM1 ne produit que des images de 12 mégapixels (4000 x 3000 pixels). Le smartphone fait en effet de l’interpolation par groupe de 4 pixels, ce qui explique la différence entre le capteur vendu comme du 48 mégapixels, et les photos de 12 mégapixels produites.

Rappelons une nouvelle fois que Xiaomi a la mauvaise idée d’appliquer un watermark par défaut sur les photos. Un tour dans les paramètres permet de désactiver ce comportement.

De jour

En 2019, on attend de l’excellent dans des conditions idéales de luminosité, comme une journée ensoleillée. C’est le cas dans l’ensemble, avec une bonne gestion de la dynamique, des couleurs assez vives, mais conforme à la réalité, et un beau piqué. Petit bémol toutefois sur l’une des photos du boulevard où la balance des blancs tire un peu trop vers le blanc, alors que le temps était au beau fixe, avec un beau ciel bleu. L’autre photo du boulevard a d’ailleurs été prise dans les mêmes instants.




De nuit

La situation se complique évidemment une fois la nuit tombée. Pour autant, le Redmi Note 7 est capable de produire des photos qui conservent pas mal de détails, par exemple les reflets de la pluie dans la rue, mais on perd en couleurs, avec un résultat plus fade. Le bruit numérique est également très léger sur ces photos. On ne reprochera donc que la gestion des sources de lumières, comme les lampadaires, qui restent problématiques comme souvent avec les smartphones milieu de gamme.

Xiaomi propose un « mode Nuit » sur ses smartphones, qui utilise une exposition longue pour capturer un maximum de lumière. Il est utilisé sur la dernière photo, avec le bâtiment en bois, et le résultat est plutôt médiocre. Cette fois, il y a énormément de bruits et la photo n’est pas vraiment exploitable. La firme a précisé que la partie logiciel du mode Nuit n’était pas finalisée au moment du test.




Selfie

À l’avant, Xiaomi a abandonné l’idée de placer deux caméras comme sur le Redmi Note 6 Pro, probablement pour réduire la taille de l’encoche. On a donc un unique appareil de 13 mégapixels avec un objectif f/2,2.

Le résultat est forcément moins bon, surtout la nuit où le smartphone produit nombre de photos flous. On retiendra que ce n’est pas avec ce smartphone que vous ferez vos plus beaux autoportraits, en particulier dans des conditions difficiles. Sans être excellentes, les photos prises avec suffisamment de lumière sont beaucoup plus exploitables.


Son

Malgré les apparences, le son proposé par le Redmi Note 7 est un simple mono, le haut-parleur au-dessus de l’écran n’est pas utilisé pendant la diffusion de médias.

Concernant le haut-parleur principal, sous l’appareil, là aussi Xiaomi joue avec les apparences avec sa double grille en symétrie autour de l’USB Type-C. C’est joli, mais seule l’une des deux grilles cache un haut-parleur, l’autre n’est qu’esthétique.


 

Ce n’est clairement pas vers le Redmi Note 7 qu’il faudra se tourner si vous aimez transformer votre smartphone en boombox. Le son obtenu manque de clarté et sature vite à haut volume. Écouter de la musique sur haut-parleur n’est pas très agréable, en revanche il conviendra pour regarder la télévision ou une vidéo YouTube.

Le smartphone prend en charge le Bluetooth 5.0 et les codec LDAC et aptX HD. Connecté à mon casque Sony H900, j’ai noté un volume maximal un peu au-dessus de la moyenne, sans atteindre les meilleurs du marché pour autant. Concernant le Bluetooth, le Redmi Note 7 fait bien mieux que la concurrence à ce prix.

Autonomie

L’autonomie est l’une des marques de fabrique de la gamme Redmi, et avec une batterie 4 000 mAh on attend un résultat excellent de la part du Redmi Note 7, malgré l’utilisation du Snapdragon 660 un peu plus énergivore que les puces habituellement utilisées sur cette gamme.

Dans les faits, avec mon utilisation qui consiste à beaucoup surfer sur le web et à regarder plusieurs vidéos YouTube le matin et le soir en 4G, et de la réception de notification en journée sur Wi-Fi, j’ai pu facilement tenir 2 jours et 19 heures (67 heures en tout) avant de tomber à 5% de batterie et me résigner à charger l’appareil. C’est tout bonnement excellent, même avec une utilisation intensive du jeu, on peut facilement tenir au delà de la journée.


Nous avons également fait tourner notre protocole de test Viser qui simule une utilisation variée du téléphone (veille, web, vidéo, jeux, etc.). Le résultat obtenu de 12 heures 37 minutes place le Redmi Note 7 parmi les meilleurs smartphones du marché, et n’est sensiblement dépassé que par le Wiko View 2 Plus, beaucoup moins réussi dans l’ensemble, et le Mi Max 3, beaucoup plus imposant.

Bien que le téléphone soit compatible Quick Charge 4.0, le chargeur USB Type-A (le format classique) fourni se contente d’une puissance de 10W, suffisante pour faire de la « charge rapide », mais qui ne l’est plus vraiment en 2019 pour être honnête, surtout avec une batterie aussi volumineuse. Le téléphone récupère 25 % de batterie en 30 minutes, et 53 % en une heure. Il faut deux heures pour le charger complètement.

Notez qu’avec le chargeur 45W de mon Dell XPS 13, le Redmi Note 7 n’a pas été rechargé beaucoup plus rapidement : 30% en 30 minutes, et 2 heures pour une charge complète.

Réseau et communications

En France le Redmi Note 7 est compatible avec les fréquences 4G LTE : 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2100 MHz (B1) et 2600 MHz (B7). Il manque donc à l’appel, sans mauvais jeu de mots, la bande de fréquence 700 Mhz (B28), surtout utilisée par Free Mobile. Notez que le téléphone accroche particulièrement bien le réseau 4G, même dans le métro parisien, à des endroits où ni l’iPhone X ni le Pixel 3 XL ne captent suffisamment pour charger une page web.

Le smartphone est par ailleurs compatible avec le Wi-Fi 5 (802.11ac) et le Bluetooth 5.0, c’est très bien et même mieux que ce qu’on attend d’un appareil à ce prix. Dommage en revanche que le NFC soit absent, rendant impossible le paiement en sans contact pourtant bien pratique.

Aucun problème à signaler avec le GPS qui trouve assez vite la position du smartphone. La boussole est un peu capricieuse, sans que ce soit choquant, il faudra secouer un peu le smartphone pour que Google Maps soit capable de correctement vous orienter.

Prix et date de sortie

Le Redmi Note 7 est disponible en France à partir du 18 mars, avec un prix débutant à 199 euros pour la version 32 Go (3 Go de RAM) et 229 euros pour la version 64 Go (4 Go de RAM). Étant donné la faible différence de prix entre les deux modèles, on conseillera plutôt la version 64 Go testée ici et plus généreuse en stockage.

Comme principale alternative au Redmi Note 7, Honor propose depuis la fin de l’année dernière le Honor 8X. Pour un peu plus cher, ce dernier propose de meilleures photos, mais intègre un processeur un peu moins performant et un port micro USB à la place du port USB Type-C.

Nos photos du Redmi Note 7






















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